Signification

Hadr

حَضَر

hadr · ha-dar

Hadr désigne le fait d’être établi dans son lieu de résidence et de ne pas voyager, par opposition au safar (voyage) ; cette distinction juridique détermine notamment si les prières sont accomplies intégralement ou raccourcies.

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Qu’est-ce que le Hadr ?

Hadr vient de la racine arabe h-d-r, liée à la présence et à la résidence. Il désigne le fait d’être présent et établi dans son lieu de résidence, à l’opposé du safar, le voyage loin de chez soi.

Le Coran ne fait pas du hadr une catégorie rituelle isolée. Il sert plutôt de référence au cadre juridique qui distingue les obligations complètes du résident (muqim) des dispenses accordées au voyageur (musafir). C’est l’état ordinaire présumé pour le culte.

Les juristes ont longuement défini la frontière entre hadr et safar : distance et durée nécessaires pour bénéficier du raccourcissement (qasr) et du regroupement (jam’) des prières, puis moment exact où le voyageur retrouve les règles du hadr en revenant ou en s’installant ailleurs.

Spirituellement, cette distinction illustre la miséricorde et le réalisme de l’islam : Allah allège la prière face aux difficultés du voyage, tout en maintenant les obligations complètes pour ceux qui sont installés et peuvent les accomplir sans cette contrainte.

Aujourd’hui, ces questions concernent fréquemment les voyageurs d’affaires, les étudiants à l’étranger et les personnes effectuant de longs trajets quotidiens, d’où la nécessité de déterminer quand une personne est de nouveau considérée comme établie.

Exemples de Hadr

  • Prières complètes de quatre rak’ahs : Chez elle et hors voyage, une personne accomplit Dhuhr, Asr et Isha en quatre rak’ahs.
  • Retour de voyage : Dès qu’elle rentre chez elle et s’y réinstalle, elle retrouve le hadr et prie intégralement.
  • Trajets locaux : Se déplacer pour travailler à l’intérieur de sa ville relève généralement du hadr, sans dispenses du voyage.
  • Durée d’un séjour : Les savants examinent combien de temps une personne doit prévoir de rester avant que son statut passe du safar aux règles du hadr.

Références dans le Coran et les hadiths

« Lorsque vous parcourez la terre, il ne vous est fait aucun grief de raccourcir la prière si vous craignez que les mécréants ne vous troublent [ou ne vous attaquent]… » — Sourate An-Nisa 4:101

« La prière demeure, pour les croyants, une prescription à des temps déterminés. » — Sourate An-Nisa 4:103

Questions fréquentes

Que signifie hadr ?

Hadr signifie être établi dans son lieu de résidence et ne pas être en voyage, par opposition au safar.

Pourquoi la distinction entre hadr et safar importe-t-elle en islam ?

Elle détermine si une personne accomplit intégralement les prières de quatre rak’ahs ou peut raccourcir et regrouper certaines prières grâce à la dispense du voyageur.

La personne en état de hadr bénéficie-t-elle de dispenses pour la prière ?

En principe non : le raccourcissement et le regroupement sont liés au safar, non au hadr.

Quand le voyageur retrouve-t-il l’état de hadr ?

Généralement à son retour chez lui ou, pour de nombreux savants, lorsqu’il s’installe quelque part avec l’intention de dépasser une certaine durée, dont la définition varie selon les avis.

La distinction hadr/safar est-elle explicite dans le Coran ?

Le Coran mentionne directement la dispense du voyageur ; le hadr constitue implicitement l’état normal de celui qui ne voyage pas.